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Produits dangereux : ce qui ne va pas dans la poubelle ménagère

Piles, mercure, électros, huiles de friture et peintures : pourquoi les sortir du sac-poubelle, et où les déposer en Belgique.

Main jetant une lingette blanche dans une poubelle en inox à couvercle ouvert, dans une cuisine

Une pile morte, une ampoule grillée, un vieux thermomètre : au moment de les jeter, vous vous demandez s’ils ont leur place dans le sac de la collecte habituelle. La question est légitime. Beaucoup d’objets courants contiennent des composants nocifs pour la santé et l’environnement quand ils ne passent pas par la bonne filière.

Pourquoi ces objets posent problème

La poubelle ménagère est prévue pour les déchets ordinaires du quotidien. Par manque d’information ou par inattention, des objets à risque s’y retrouvent quand même. Mélangés au reste, ils peuvent polluer l’eau et les sols, exposer les personnes qui les manipulent ou, pour les batteries, provoquer un départ de feu dans un centre de tri.

Au centre de tri CETT de Rochefort, nous collectons et trions les déchets non dangereux, et nous louons des conteneurs, du bac pour les déchets ménagers aux conteneurs réservés au papier et au carton. Les produits qui suivent prennent d’autres filières.

Les produits à garder hors de la poubelle

Piles et batteries

Selon leur type, les piles contiennent des métaux comme le cadmium, le mercure, le plomb, le zinc ou le nickel. Une enveloppe abîmée peut fuir, et une batterie au lithium endommagée peut prendre feu. Bebat, l’organisme qui collecte les piles et batteries en Belgique, compte plus de 23 000 points de collecte : magasins, écoles, lieux de travail et recyparcs. Une batterie abîmée ou qui fuit va uniquement au recyparc.

Thermomètres au mercure et lampes fluocompactes

Le vieux thermomètre cassé est un classique. Le mercure qu’il contient s’évapore, et ce sont surtout ses vapeurs, une fois respirées, qui exposent les occupants ; le système nerveux central est l’organe le plus sensible. Les lampes fluocompactes, dites économiques, contiennent elles aussi un peu de mercure, comme certains anciens thermostats. Les lampes se rapportent dans un point Recupel ou au recyparc. Pour un thermomètre, demandez à votre recyparc où le déposer.

Appareils électriques et électroniques

Du smartphone au réfrigérateur, en passant par l’ordinateur portable ou le téléviseur, ces appareils assemblent des matériaux très différents, certains réutilisables, d’autres dangereux. Ils se démontent dans une filière à part, organisée en Belgique par Recupel : déposez-les dans un point Recupel ou au recyparc. Pour un bureau, lisez notre article sur les appareils électriques de bureau en fin de vie.

Huiles et graisses de friture

Versée dans l’évier, l’huile de friture fige en refroidissant et bouche les canalisations. Laissez-la refroidir, versez-la dans un récipient en plastique bien fermé et portez-la au recyparc ; certains supermarchés ont aussi un conteneur à l’entrée. En Wallonie, les huiles collectées servent à produire du biodiesel.

Peintures, solvants et produits chimiques

Fonds de pots de peinture, vernis, solvants, produits d’entretien puissants : ce sont des déchets chimiques. Les vieilles peintures ajoutent un risque, surtout dans les logements d’avant 1950 : elles peuvent contenir du plomb, toxique en particulier pour les jeunes enfants. Versés à l’égout, ces produits nuisent à l’épuration de l’eau. Leur place est au recyparc, avec les produits toxiques.

Un doute ? Demandez avant de jeter

La poubelle ménagère ne convient pas à tout ce dont on veut se débarrasser, et nos centres de tri n’acceptent pas ces produits non plus. Nous refusons les déchets dangereux, sauf l’amiante-ciment, repris à Rochefort selon une procédure à part. Pour un autre déchet dangereux, nous vous mettons en relation avec une société qui le reprend.

En cas de doute sur un objet, appelez notre centre de tri de Rochefort au 084 38 91 01, ou consultez la liste des déchets que nous acceptons et refusons.

Un doute sur un déchet ?

Appelez le centre le plus proche : nous vous disons si nous le reprenons et, sinon, à qui vous adresser.